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Une appellation prête au changement de mentalité et au durable

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Dans la commune d'Yvorne et ses 158 ha de vignes, un projet novateur allie les vignerons, une fondation durable, la Haute Ecole de Changins et un inventaire de la biodiversité. J'ai eu le plaisir d'accompagner la communication d'Yvorne Grandeur Nature et j'ai été séduit par ce chantier volontaire. (photo S. Chapuis).

Derrière de grandes idées, il faut souvent un homme qui les pousse et qui rassemble les volontés. Cet homme, c'est Philippe Gex, patron du Domaine de la Pierre Latine racheté par André Hoffmann, conquis par le projet, d'autant que cet ancien trésorier du WWF préside aussi la Fondation Mava fondée par son père, et active justement dans les projets de développement durable.

Philippe Gex a vite trouvé son compère en la personne de Jean-Daniel Suardet, responsable technique des vignobles de la maison Schenk. Ils ont multiplié les rencontres dans le vignoble et au carnotzet pour convaincre les vignerons d'adhérer au concept. Aujourd'hui, les exploitants de plus de 130 ha ont déjà signé le cahier des charges d'Yvorne Grandeur Nature.

Oui, il fallait une caution scientifique. D'abord celle de Raymond Delarze, docteur en biologie, qui a inventorié la faune et la flore dans et autour du vignoble. Une foule d'espèces menacées qui méritait qu'on la protège. Ensuite, la Haute Ecole de Changins, dont deux professeurs et une chercheuse suivent YGN, alors que deux équipes d'étudiants préparent un travail de bachelor sur le sujet.

Changins a élaboré un cahier des charges de huit chapitres et 22 mesures. Mais l'école et les initiateurs ont eu l'intelligence d'inscrire le projet dans la durée. Tout un vignoble ne peut pas passer durable du jour au lendemain. Les vignerons ont donc cinq ans pour changer leur manière de faire, grâce à des mesures de base, applicables immédiatement, des mesures intermédiaires puis des mesures avancées qui finaliseront le travail.

Un superbe chantier grandeur nature pour les vignerons et les chercheurs, qui vont peut-être modifier quelque peu leurs règles au fur et à mesure de l'avancement pour coller à la réalité. Et un bel exemple qui pourrait servir à d'autres appellations soucieuses de mieux concilier le travail de la vigne, l'environnement, la santé des hommes comme celle de la flore et de la faune qui y habite.

 

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