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  • Une tresse amoureuse pour se faire pardonner...

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    tresse1.jpgJe ne sais pas comment cela se passe chez vous, mais j’en connais, parmi ces dames, qui prétendent se ficher de la Saint-Valentin avant de s’étonner le jour J de n’avoir pas été fêtée avec toute l’attention nécessaire. Je ne dénoncerai personne…

    Donc, rappel: la Saint-Valentin, c’est aujourd’hui, et vous avez oublié de lui offrir le week-end de rêve dans un palace ou la bague avec plein de diamants partout? Reste une solution riquiqui pour vous faire pardonner: le déjeuner au lit demain matin, avec une petite tresse faite maison. Ce n’est pas cher et ça peut rapporter gros.

    Ingrédients:

    • 20 g de levure de boulanger
    • 3 cc de sucre
    • 2 cc de sel
    • 1 œuf
    • 2,5 dl de lait
    • 50 g de beurre
    • 500 g de farine blanche
    • 1 jaune d’œuf

    Préparation:

    1. Dans un grand bol, mélangez la levure, le sucre et le sel, puis ajoutez l’œuf.
    2. Faites tiédir le lait et le beurre dans une casserole, puis ajoutez dans le bol et mélangez.
    3. Ajoutez enfin la farine et pétrissez consciencieusement. Laissez reposer trois quarts d’heure.
    4. Séparez la pâte en deux parts égales, et roulez-les en un boudin de 80 cm de long.
    5. Pour tresser, posez un boudin parallèle à vous sur la table, et le deuxième par-dessus en formant une croix. Prenez les deux bouts du boudin de dessous et croisez-les, puis idem avec ceux du dessus, et ainsi de suite.
    6. Une fois la tresse formée, laissez encore lever une demi-heure, puis badigeonnez-la de jaune d’œuf et hop, au four préchauffé à 250 degrés pendant 20 minutes.

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  • Le bouchon reste un gène des Vaudois

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    0902_bouchonVD_06.jpg

    «C'est une des choses les plus horribles qu’on ait à faire», s’amuse Alexandre Pirk, le patron des confiseries Mojonnier, à Lausanne. Le bouchon vaudois, en effet, est une spécialité qui se mérite, complexe, et nécessitant beaucoup de travail manuel. «Quand le bouchon a été créé, à la fin des années 1940, ce qui ne coûtait rien, c’était le temps», poursuit le confiseur. «Aujourd’hui, on a des machines pour faire les truffes au chocolat, par exemple. Mais je défie quiconque d’inventer une machine à fabriquer les bouchons.»

    Cette spécialité a pour origine… une fondue. En 1948, la disette née de la guerre s’éloigne, mais les pâtisseries se réduisent encore à quelques petits gâteaux, les confiseries sont rares. Alfred Arnex est président de l’Association vaudoise des pâtissiers-confiseurs. Il voudrait créer une spécialité qui relance l’intérêt des clients et qui porte clairement les couleurs du canton, histoire qu’elle ne puisse pas être copiée ailleurs. C’est là qu’intervient la fameuse fondue, celle qui réunit plusieurs confrères autour du président. Pendant qu’ils discutent, ils accompagnent leur repas de quelques bouteilles locales. En voyant les bouchons de liège qui traînent sur la table, l’idée jaillit. Et une commission va plancher, sous la conduite d’Hans Moeschberger, tâtonner, essayer.

    La recette mise finalement au point n’a presque pas varié depuis sa création. Seule exception: au départ, on glissait encore une amande entière dans la farce, ce qui ajoutait encore au temps de fabrication. Aujourd’hui, ce sont des amandes moulues grossièrement qui font partie de l’appareil. Un temps aussi, il a fallu trouver un remplaçant au Bitter des Diablerets, indispensable à la préparation, mais qui avait disparu du marché. Bonne nouvelle: ce vieil apéritif typiquement vaudois existe à nouveau et c’est le seul autorisé.

    «On n’a même pas besoin de faire de la promotion pour ce produit», explique Alexandre Pirk, dont la confiserie produit des bouchons depuis le début. «Cette spécialité fait partie de l’inconscient collectif des Vaudois, ils viennent en acheter naturellement.» Chez Mojonnier, on produit un bon millier de bouchons chaque semaine, qui sont vendus dans la foulée. «C’est important d’avoir un bon roulement», prévient le confiseur. Même s’il peut se garder trois semaines, il a une petite tendance à sécher. Avant Noël, Alexandre Pirk a même reçu une commande pour 600 boîtes, soit près de 15 000 pièces. «J’ai calculé: cela correspond à peu près à un mois de travail pour une personne.» Le client voulait un rabais, Alexandre Pirk a refusé. Le bouchon reste un produit cher et le restera toujours.

    Onze manipulations pour un bouchon

    On commence par la fabrication des coques. Préparez une masse composée de blancs d’œuf, d’amandes en poudre et de sucre. Etalez-la sur une plaque, dans les chablons prévus pour (7 x 4 cm, un à deux millimètres d’épaisseur), enfournez à 230 degrés en une ou deux fois pour bien dorer. Dès la sortie du four, roulez immédiatement les coques sur un bâtonnet en appuyant bien pour souder, puis laissez refroidir.

    Passons ensuite au chocolatage. A l’aide d’un petit bâtonnet trempé dans du chocolat liquide, tapissez l’intérieur de la coque (cela évitera que la coque se ramollisse au contact de la farce). Laissez refroidir.

    C’est le moment du garnissage. Préparez une masse faite de beurre de cacao, de sucre, de vanille, d’amandes légèrement rôties et hachées grossièrement et de Bitter des Diablerets. Fourrez avec une poche à douille, avant de garnir d’amandes râpées aux deux bouts. Laissez reposer.

    Reste encore l’emballage. Roulez les bouchons un par un dans la feuille transparente, puis tournez le papier à chacun des bouts trois fois. Remplissez la boîte en fer-blanc de 24 bouchons délicatement, puis emballez-la dans du papier vert. Attention aux deux extrémités de la boîte, où vous devez plier harmonieusement le papier…

    Une marque enregistrée

    Le nom «Bouchon vaudois», sa forme particulière et la boîte en fer-blanc qui contient les délicieuses friandises sont enregistrés et protégés tous les trois. Seuls les membres de la Société vaudoise et romande des patrons pâtissiers-confiseurs peuvent en fabriquer. Et encore, ils doivent d’abord suivre un cours sur leur fabrication avant d’être autorisés à les produire. Aujourd’hui, ils sont officiellement vingt-trois à en produire:

    Lausanne: Pompadour, Maier, Moret, Moutarlier, Nessi, Noz, Chez Rado, Mojonnier, La Gourmandière et Le Romantica.
    Aigle: Hedinger.
    Chexbres: Moutarlier.
    Crissier: Boillat et Maier.
    Corsier: Artifolies.
    Gland: Rapp.
    Gryon: Charlet.
    Lutry: Moutarlier.
    Montreux: Zurcher.
    Morges: Maier et La Tartine.
    Nyon: Rapp et Rougemont.
    Prangins: Rapp.
    Prilly: De Sousa.
    Sainte-Croix: La Friandise.
    La Tour-de-Peilz: Augnet.
    Saint-Prex: Boillat.
    Vevey: Artifolies.
    Villeneuve: Durgnat.
    Yverdon: Moret et Schneider.

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  • Petites recettes érotiques pour une belle Saint-Valentin

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    eros.jpgCertains prétendent que la Saint-Valentin a été créée pour arrondir les fins de mois des fleuristes et des bijoutiers. Mais si c’était simplement un jour destiné à remettre un peu de piment dans le couple, l’amour s’éventant dans la routine? Pimenter le couple? C’est fou comme les expressions gourmandes parsèment le vocabulaire amoureux. Une «femme appétissante», «dévorer de baiser», «mordre dans la pomme», «il est à croquer»… Et votre grand-mère ne vous répétait-elle pas que «l’amour passe par l’estomac»?

    La Saint-Valentin est donc aussi l’occasion de sortir le grand jeu en cuisine… et plus tard. Il y a d’abord l’atmosphère. Dans Les cuisines de l’amour, les menus se déclinent tête-bêche, «elle pour lui» et «lui pour elle». Parce que, oui, Messieurs, vous pouvez aussi épater votre amoureuse à table. De la rencontre à la rupture, chaque plat est adapté…

    Comme ce menu plutôt «hot», jeu de l’huître en entrée, pantalon bien rempli en plat et couilles du pape gratinées en dessert. Le jeu de l’huître est né chez Casanova: «Nous nous amusâmes à manger des huîtres, les troquant lorsque nous les avions déjà dans la bouche. Elle me présentait sur sa langue la sienne en même temps que je lui embouchais la mienne. Il n’y a pas de plaisir plus lascif, plus voluptueux entre deux amoureux.» Quant aux «couilles du pape», elles viennent d’Avignon où l’on nommait ainsi les figues de variété «marseillaise». Certains préféreront les recettes de bois bandé, de moules épilées sur charbons ardents ou le doigté délicieux, cette pâtisserie iranienne du ramadan qu’on sucera à deux. Pour la rupture, prévoyez une soupe à l’oseille et une jalousie aux pommes…

    Les recettes érotiques des paresseuses joue sur ce même registre de termes évocateurs, mais en y ajoutant des explications pratiques ou scientifiques, des conseils d’ambiance et quelques ingrédients aphrodisiaques. La lotte en nuisette s’accompagne de cumin, censé rendre les amoureux fidèles, le poulet prometteur contient sa dose de paprika, qui dilate les vaisseaux sanguins, le pigeon aguicheur se couvre de safran, qui aurait des propriétés stimulantes sur les zones érogènes.

    Justement, parlons-en de ces ingrédients censés réveiller nos sens. Et feuilletons ensemble Cuisine aphrodisiaque. Ce petit livre avoue que, parfois, c’est davantage la manière de déguster qui fait la différence, «les sons émis en mangeant, le fait de manger avec les mains…» Du côté de la sensualité, les figues, les asperges, les noix de saint-jacques sont évocateurs. Du côté de la passion, piment, paprika, huîtres, avocat, gingembre sont réputés. A vous de jouer.

    Les cuisines de l’amour, Agnès Viénot Editions, 370 p.
    Les recettes érotiques des paresseuses, Marabout, 250 p.
    Cuisine aphrodisiaque
    , La Renaissance du Livre, 152 p.

    CÔTELETTES D’AGNEAU CAPITEUSES AU MIEL ET GINGEMBRE

    Pour deux personnes: 1 cs d’huile de tournesol, 2 belles côtelettes d’agneau, 1 verre de vin blanc sec, 20 cl de bouillon, le zeste et le jus d’un citron, 1 pincée de gingembre en poudre, 2 cs de miel liquide, fleur de sel et poivre du moulin.

    Mettez l’huile dans la poêle. Quand elle est bien chaude, faites dorer les côtelettes. Ajoutez ensuite le vin, le bouillon, le zeste de citron et le gingembre.

    A la reprise de l’ébullition, ajoutez le miel et le jus de citron. Salez et poivrez. Laissez réduire 10 minutes environ. Servez avec du riz basmati ou du couscous.

    BŒUF ARDENT AUX 5 SENS

    Pour deux personnes: 250 g de bœuf, 1 poivron rouge, 1 poivron vert, 1 petite boîte de pousses de bambou, 2 cs d’huile de sésame, 1 cc de graines de sésame, 2 cs de sauce soja, 1 pincée de gingembre en poudre, 1 pincée de piment de Cayenne.

    Découpez le bœuf et les poivrons en lamelles. Egouttez les pousses de bambous.

    Dans une cocotte, mettez l’huile de sésame à chauffer et faites dorer les graines de sésame. Réservez. Faites dorer les lamelles de bœuf. Réservez. Faites revenir les lamelles de poivron, ajoutez les pousses de bambou et laissez mijoter quelques minutes après avoir ajouté la sauce soja.

    Remettez ensuite dans la cocotte le bœuf et le reste des ingrédients, le gingembre et le piment. Laissez mijoter quinze minutes.

    Tiré des Recettes érotiques des paresseuses, Ed. Marabout.

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  • As comme assemblage

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    vin_Assemblage_34.JPGA Mont-sur-Rolle, la Cave de Jolimont appartient à la galaxie Schenk, et encave des vins de La Côte et de Genève. L’œnologue Alain Gruaz est le maître d’une production très variée, qui va du vin faible en alcool Tendance 9 à des crus classiques, régulièrement récompensés dans des concours nationaux ou internationaux.

    Dans la gamme, on retrouve ainsi les chasselas Filet d’Or et Clos de Verchères, un vin primeur élaboré à partir de gamay et intitulé le Premier, mis en vente début novembre.

    Du côté des rouges, Jolimont produit un très joli assemblage classique, à base de gamaret, garanoir et pinot noir. Son nom? L’As de Cœur (à noter qu’il existe également en blanc).

    Au nez, les fruits rouges sont de la partie, avec quelques notes de réglisse. La robe est d’un beau rubis. En bouche, fruits macérés, épices exotiques entourent des tanins bien ronds pour un vin idéal avec une viande et des fromages un peu corsés.

    L’As de Cœur 2007, Cave de Jolimont, Mont-sur-Rolle. Non vendu à la propriété mais dans différents commerces. Aux alentours de 13 fr.

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